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 L'économie expliquée aux fous

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viper37

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Lun 5 Juin 2017 - 17:53

ça demeure incomplet pour former une analyse.
C'est clair que la situation s'est dégradée aux USA, dès lors que les Républicains de GW Bush ont aboli la taxe spéciale sur les héritages. La mobilité sociale qui faisait la force des USA face à la vieille Europe en a prise pour son rhume depuis l'ère Reagan.
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forezjohn

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Lun 5 Juin 2017 - 22:52

viper37 a écrit:
ça demeure incomplet pour former une analyse.
C'est clair que la situation s'est dégradée aux USA, dès lors que les Républicains de GW Bush ont aboli la taxe spéciale sur les héritages.  La mobilité sociale qui faisait la force des USA face à la vieille Europe en a prise pour son rhume depuis l'ère Reagan.

Plus de la moitié du patrimoine d'une vie reçu par héritage ça ne te parait pas une base suffisante pour dire que l'héritage pèse beaucoup dans la richesse?
Quant à la mobilité sociale, l'étude la plus sérieuse sur le sujet montre que c'est peu ou prou pareil dans les pays développés depuis 2 siècles : 3/4 des gens restent dans la CSP de leur parents le 1/4 restant bouge à la montée ou a la descente. Après soyons d'accord, il vaut largement mieux se faire donner sa chance aux USA qu'en France si on veut progresser rapidement.
Les Usa ont profité de leur importante croissance démographique pour rendre le phénomène d'héritage moins important dans la constitution de patrimoine, la baisse des impots, des droits de succession, et le vieillissement(relatif) de la population font que le valeur américaines et européennes sont désormais proches.

Enfin si tu veux de l'analyse détaillée le bouquin est en vente, les données sources sont sur le site indiqué dans le livre.
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Cat Lord

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Lun 26 Nov 2018 - 14:20

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Hildoceras
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Lun 26 Nov 2018 - 17:47

sauf qu'on voit bien que certaines personnes vêtues de jaunes préfèrent du fric plutôt qu'on répare les routes ou qu'on laisse ouvert des hôpitaux. C'est un choix

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forezjohn

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Lun 26 Nov 2018 - 17:59

Cat Lord a écrit:
Un bon article partagé par kerloic sur Facebook:

http://variances.eu/?p=3677&fbclid=IwAR3oaxzMshi8dQv8dTMN8AbPHDtQDStciIJ-C1acQjG3R1JvQOs22inaqb8

 Cat

la réflexion est intéressante, mais l'auteur ne prend pas trop le risque de s'engager sur les domaines à couvrir. Au hasard si on parle de logement et de mobilité, je pense que son argumentaire va se compliquer
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kerloic

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Lun 26 Nov 2018 - 18:12

Non, je dirais plutôt que l'auteur se limite à un texte court.
Quelque part, les HLM par exemple, c'est en partie une CBU, par le loyer réduit
En mobilité, ça s'imagine bien aussi

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Hildoceras
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Lun 26 Nov 2018 - 18:32

les trains à un euro par exemple. Même si les billets sont en réalité rares, cela permet quand même pas mal de déplacements à moindre frais pour des gens qui se paieraient autrement  un trajet bien plus cher en voiture.

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forezjohn

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Lun 26 Nov 2018 - 20:25

Hmm, je ne suis pas vraiment d'accord : les exemples sur lesquels il s'appuie sont réellement universels : l'éducation et la santé en France sont proposés gratuitement à tous les citoyens.
Les HLM sont -supposément- réservés aux catégories les plus nécessiteuses les autres se débrouillent dans le privé modulo les APL pour d'autres catégories de nécessiteux.

Le transport c'est plus tangeant, il y a des bons systèmes dans la plupart des grandes villes, la fourniture "universelle" dépend plus d'une volonté politique à ces endroits.
Ailleurs c'est autre chose et les billets à 1€ ne répondent pas vraiment aux besoins de tous les jours
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boultan
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mar 27 Nov 2018 - 11:55

Je trouve toujours suspect qu'on voit la redistribution comme LA solution sans trop s'attarder sur le premier étage de la fusée, ie la distribution. Qu'elle prenne la forme d'un crédit d'impôts, d'un revenu universel ou de paniers garnis, la redistribution ne peut être qu'un pis-aller de fortune qui certes permet ponctuellement d'assurer les besoins vitaux des plus démunis, mais ne doit pas, selon moi, être érigé en système. Nos États ont les moyens d'encadrer la distribution (du travail, du logement, de biens de première nécessité, de la culture et de l'instruction) en amont, sans se transformer en sociétés à deux vitesses avec, en bas, des untermenschen mendiant leur survie. Ils n'en ont pas le courage politique, c'est tout.

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 13:14

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Cat Lord

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 13:24

Ça m'étonne de toi. Razz

Parce que derrière, il va y avoir des grandes études libérales qui vont prouver par A+B que si on passait à un système par capitalisation, la rentabilité du marché sera bien supérieur, et que donc, pourquoi rester sur un système par répartition ?

Tu ne vois pas le piège idéologico-médiatique se tendre devant toi ? Je t'ai connu plus perspicace ! Razz Wink

Cat
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boultan
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 13:54

Cat Lord a écrit:
Ça m'étonne de toi.  Razz

Parce que derrière, il va y avoir des grandes études libérales qui vont prouver par A+B que si on passait à un système par capitalisation, la rentabilité du marché sera bien supérieur, et que donc, pourquoi rester sur un système par répartition ?

Tu ne vois pas le piège idéologico-médiatique se tendre devant toi ? Je t'ai connu plus perspicace ! Razz Wink

  Cat

Sans aller jusque-là, l'idée c'est plutôt de justifier les futurs rabotages opérés par le gouvernement. "Pauvres indépendants et gros salaires, leurs cotisations leur rapportent moins de retraite que ces profiteurs de fonctionnaires et petits salariés, c'est trop injuste".
Le statut des indépendants pose quand même problème : beaucoup de mes amis utilisent ce statut, rarement par choix, le plus souvent parce que c'est ce qui se fait dans leur secteur, et du coup ils doivent passer par des caisses annexes pour leur retraite, leur mutuelle, leur chômage... mais souvent ils n'en ont pas les moyens et bossent sans filet pendant des années (et sans participer à la solidarité nationale).
La difficulté, c'est de rationaliser l'usine à gaz actuelle dans un modèle unique et égalitaire, parce qu'il y aura forcément des arbitrages (certains y gagneront, d'autre y perdront) et qu'on sait bien qui sera privilégié.

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 14:07

Cat Lord a écrit:

Parce que derrière, il va y avoir des grandes études libérales qui vont prouver par A+B que si on passait à un système par capitalisation, la rentabilité du marché sera bien supérieur, et que donc, pourquoi rester sur un système par répartition ?

le système par capitalisation se trouve rarement plus "payant" qu'un système fixe (X$ par année d'ancienneté) pour le salarié. Pour le payeur par contre, ça réparti les risques, il n'est plus le seul à porter le fardeau.

Je comprends la résistance. Si j'avais une pension garantie par mon ancienneté, et que soudainement on me propose d'être soumis aux aléas du marché... Oui, globalement, je serais sans doutes gagnant, mais ça dépend de l'âge au moment où je débute mes cotisations et le statut du marché dans les dernières années précédant la retraite.

D'un autre côté, comme l'on retrouve des systèmes à prestations déterminées le plus souvent dans la fonction publique, et que les gens de la fonction publique se plaigne toujours de leurs bas salaires comparativement au privé, ça fait partie des choses qui doivent changer si l'on souhaite réellement l'harmonisation des échelles salariales.

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 14:29

Comment vous interprétez ça :
Citation :
les rentabilités vont en effet, pour l’heure, du simple au triple en fonction des statuts professionnels: de 2,25 % pour un fonctionnaire d’Etat gagnant 50 000 euros nets par an, à 7,18 % pour un libéral aux mêmes revenus.

La cotisation du salarié du privé affiche de son côté un 4,63 %
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 17:46

J'interprète ça comme un mauvais article d'une mauvaise journaliste qui ne comprend pas ses sources et se contente de reprendre les chiffres en gras du communiqué de presse sans plus de précisions.

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 18:30

DD a écrit:
Comment vous interprétez ça :
Citation :
les rentabilités vont en effet, pour l’heure, du simple au triple en fonction des statuts professionnels: de 2,25 % pour un fonctionnaire d’Etat gagnant 50 000 euros nets par an, à 7,18 % pour un libéral aux mêmes revenus.

La cotisation du salarié du privé affiche de son côté un 4,63 %


Pour leurs estimations, les auteurs de l’étude ont imaginé des cas types d’actifs de 50 ans (deux fonctionnaires, un salarié du privé, un artisan, un libéral, etc.) et ont comparé pour chacun le montant des cotisations versées en 2018 au montant de pension annuelle fictivement acquis en échange, dans l’hypothèse d’un départ à la retraite à 62 ans à taux plein. Le pourcentage affiché correspond à la rentabilité de l’ensemble de leurs régimes, de base et complémentaires.


Connait pas les retraites publiques en France, difficile de commenter, d'interpréter.

Si c'est comme ici, la retraite des fonctionnaires est fixe, X$/année de service. Alors si on commence à cotiser à son fond de pension à 50 ans dans le but de se retirer à 62 ans, c'est loin d'être payant au public. Ça pourrait expliquer la différence.

Si c'est à cotisation déterminé (revenu de retraite incertain), alors il se peut que le fonctionnaire soit de nature plus prudente que les autres qui ont pu bénéficiés de solides gains du marché en acceptant le risque de se retrouver dans le trou à la retraite.

Sans connaître les conditions dans lesquels les placements ce fond, les montants investis, c'est difficile et le journaliste y fait allusion:
« Dans leur régime de base, les salariés à hauts revenus cotisent sur la totalité de leur salaire alors que leur pension est calculée sur la base d’un salaire plafonné [NDLR : à 39 732 euros en 2018], ces cotisations non productives de droits diminuent la rentabilité de leurs cotisations globales », décrypte Valérie Batigne, présidente de Sapiendo.

Ce genre de subtilités se retrouve par exemple dans le régime de base des libéraux, un système par points, poursuit-elle. « Chez eux, la baisse de rentabilité en fonction de la rémunération s’explique par le fait qu’un euro de cotisation donne droit à moins de points de retraite à partir d’un certain niveau de revenu. »


Donc, tu ne peux pas interpréter, ni prendre une décision éclairée en matière de finance sur la base de journalistes dont le talent principal est l'écriture, l'expression, pas la gestion de fonds de placements (on l'enseignement de cette discipline).
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Cat Lord

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 20:55

Ça ne marche pas du tout comme ça, Viper.

Il y a tout un système de calcul compliqué qui te donne au final ce à quoi tu as droit en fonction de combien tu as cotisé, pendant combien de temps.

https://retraite.ooreka.fr/fiche/voir/144868/calculer-sa-pension-de-retraite

Et une fois que le calcul est effectué, c'est les cotisations des actifs pendant que tu es à la retraite qui la paye directement. Il n'y a aucune intervention du marché là dedans.

Imaginons que Jean a cotisé toute sa vie, et a droit à une retraite de 12 000 € par an.

Si on est dans une situation où il y a 3 actifs, Pierre, Paul, Jacques, pour un retraité, normalement, avec notre système, on va prélevé 4000 € de cotisation retraite par an à Pierre, Paul, Jacques, et ça va faire les 12 000€ qu'on "doit" à Jean.

Or avec l'allongement de la durée de vie, le chômage, etc... notre système est de plus en plus déséquilibré, et la charge sociale sur les actifs est mécaniquement de plus en plus lourde:



Le ration en 2018 est de 1,7 actif pour un retraité. Il y a une raison pour laquelle les gens trouvent les cotisations sociales si lourdes, et que ça creuse le deficit des caisses de retraite !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Retraite_en_France

Le pire étant que du côté des retraités, on a de moins en moins de gens avec des parcours "sans trou", or la pénalité pour le nombre de trimestres manquant est assez énorme: La pension de retraite est minorée de 1,25 % à 2,5 % par trimestre manquant (il en faut actuellement 172, soit 43 de travail). Si comme moi, tu as commencé à travailler à 26 ans (études, tout ça), si je veux une pension à taux plein, je dois travailler jusqu'à 69 ans. Sachant que je n'ai pas le droit de travailler après 70 ans: En France, l'âge maximum de travail a été créé en 2009 et fixé à 70 ans. Jusqu'à cet âge, l'entreprise qui souhaite un départ n'a d'autre choix que de licencier son salarié ou de négocier avec lui. La France est l'un des rares pays à avoir trois âges légaux : le minimum (62 ans), le maximum (70 ans), et celui de la retraite à taux plein (variable, maximum 67 ans).

Note que le maximum de décote est plafonné à 25 % de la retraite. La retraite du régime de base étant égale à 50 % du salaire (de base référence SS) des 25 meilleures années, le salarié ne touchera alors plus que 40 % du dernier salaire.

Bref, c'est compliqué, et déficitaire.

Cat
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 21:15

Et, après ce très bon résumé de Cat, vous allez a-do-rer la nouveauté de 2019 : la minoration de ta retraite quand tu pars à ton âge légal. \o/
En gros, à l'âge où tu devrais pouvoir partir, avec tous tes trimestres, à taux plein, on te proposera de continuer à travailler encore 1, 2, ou 3 ans. Si tu refuses, ta retraite sera retranchée pendant 3 ans. Si tu acceptes 1 année, elle sera retranchée pendant 2 ans, etc.
Si tu es un bon élève et pas encore mort à ce moment-là, tu peux même accepter de continuer encore à travailler, 3 ans après ton âge légal : chaque année supplémentaire à partir de là te donnera un bonus temporaire sur ta retraite (bonus sur 3 années maximum).

Gentlemen, en 2019, préparez-vous à accueillir le recul du départ à la retraite obligatoire-mais-non-voyons-c'est-le-choix-de-chacun-et-puis-si-tu-veux-ton-taux-plein-tu-n'as-qu'à-travailler-encore-ça-va-c'est-pas-la-mort.
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boultan
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 22:53

Après, le calcul des retraites par simple comptage du nombre d'actifs par retraité n'est pas rigoureux. Un actif aujourd'hui produit bien plus de richesses qu'il y a trente ans. Le souci, c'est que ces gains de productivité n'ont pas bénéficié aux salariés.

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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Mer 28 Nov 2018 - 23:07

boultan a écrit:
Après, le calcul des retraites par simple comptage du nombre d'actifs par retraité n'est pas rigoureux. Un actif aujourd'hui produit bien plus de richesses qu'il y a trente ans. Le souci, c'est que ces gains de productivité n'ont pas bénéficié aux salariés.
Chut c'est la faute à la mondialisation !
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Jeu 29 Nov 2018 - 14:49

Résumé pour Viper37 qui avait fait des hypothèses sur ce qu'il connaissait, le pauvre malheureux : le journaliste s'amuse a faire des calculs de rentabilité sur des outils qui ne sont pas soumis au marché, et qui sont assez arbitraires - donc ça n'a aucun sens.
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Jeu 29 Nov 2018 - 16:49

Est-ce que ça signifie que le fonctionnaire paie davantage pour moins de pension ?
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Jeu 29 Nov 2018 - 16:52

Cat Lord a écrit:

Et une fois que le calcul est effectué, c'est les cotisations des actifs pendant que tu es à la retraite qui la paye directement. Il n'y a aucune intervention du marché là dedans.
L'employeur, privé ou public, perçoit les cotisations et les placent sur le marché boursier (ou fait des placements directs en entreprise afin d'obtenir des gains).  Peu importe le système, c'est comme ça.  Tu cotises à 25 ans, ton employeur aussi, tout ça s'en va dans le fond consolidé du régime de retraite, et les calculs actuariels déterminent ce que tu as droit à 65 ans, selon les conditions du régime de retraite.

C'est la même chose avec les revenus de retraites gouvernementaux (comme notre RRQ), avec une "caisse" spécifique. L'argent entre dès que tu commences à travailler, et les calculs sont fait pour déterminer si il y a déficit ou surplus, faire les ajustements sur les cotisations ou les versements (le gouvernement de Brian Mulroney avait appris à ses dépens qu'il valait mieux travailler sur le côté "cotisations" que "versements" pour combler un déficit...).


Citation :

Or avec l'allongement de la durée de vie, le chômage, etc... notre système est de plus en plus déséquilibré, et la charge sociale sur les actifs est mécaniquement de plus en plus lourde:

Le ratio en 2018 est de 1,7 actif pour un retraité. Il y a une raison pour laquelle les gens trouvent les cotisations sociales si lourdes, et que ça creuse le deficit des caisses de retraite
Oui, c'est le même problème ici pour les régimes de pensions publiques et le régime de base qui couvre tout le monde.

Citation :

Le pire étant que du côté des retraités, on a de moins en moins de gens avec des parcours "sans trou", or la pénalité pour le nombre de trimestres manquant est assez énorme: La pension de retraite est minorée de 1,25 % à 2,5 % par trimestre manquant (il en faut actuellement 172, soit 43 de travail). Si comme moi, tu as commencé à travailler à 26 ans (études, tout ça), si je veux une pension à taux plein, je dois travailler jusqu'à 69 ans. Sachant que je n'ai pas le droit de travailler après 70 ans: En France, l'âge maximum de travail a été créé en 2009 et fixé à 70 ans. Jusqu'à cet âge, l'entreprise qui souhaite un départ n'a d'autre choix que de licencier son salarié ou de négocier avec lui. La France est l'un des rares pays à avoir trois âges légaux : le minimum (62 ans), le maximum (70 ans), et celui de la retraite à taux plein (variable, maximum 67 ans).
Pas de minimum nin de maximum ici. Si tu veux travailler à 83 ans, tu es dans ton droit.
Tu peux aussi prendre ta retraite à 55 ans.
Le montant reçu de l'État ou du régime de l'employeur diminue grandement plus tu prends ta retraite tôt, par contre.


Dernière édition par viper37 le Jeu 29 Nov 2018 - 19:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Jeu 29 Nov 2018 - 16:53

el_slapper a écrit:
Résumé pour Viper37 qui avait fait des hypothèses sur ce qu'il connaissait, le pauvre malheureux : le journaliste s'amuse a faire des calculs de rentabilité sur des outils qui ne sont pas soumis au marché, et qui sont assez arbitraires - donc ça n'a aucun sens.
boultan avait raison Sad
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MessageSujet: Re: L'économie expliquée aux fous   Ven 30 Nov 2018 - 21:09

Au cas où vous ne flipperiez pas assez, je viens de tomber sur un article pour le moins perturbant :

Citation :
La crise de 2019, celle qui ridiculisera toutes les autres ?

Le ciel s’obscurcit, l’horizon se rétrécit, les première gouttes arrivent... La prochaine crise qui s’annonce sera probablement “plus proche du typhon dévastateur que de l’averse passagère de printemps”, juge l’économiste et consultant Georges Nurdin, ex-directeur d'une Grande École de Management et écrivain (Les multinationales émergentes, Le temps des turbulences, Wanamatcha !). Elle risque d’être d’envergure car qu’elle devrait être “à la fois financière, économique et sociétale - l’ordre d’occurrence des facteurs étant indifférent”, estime l’expert.Il faut dire que la volatilité des Bourses de la planète tend à s’accentuer - elle s’est d’ailleurs littéralement envolée en octobre. Et l’essor du trading algorithmique (transactions effectuées par des robots) n’arrange rien. Du côté de l’économie, un long cycle d’expansion pourrait bientôt prendre fin, tandis que la dette mondiale n’a jamais été aussi élevée. Quant aux niveaux de valorisation des actions et des obligations, ils sont historiquement élevés - et cette bulle monumentale devrait finir par éclater. Et, contrairement à la crise de 2008-2009, nous n’avons plus d’amortisseurs pour encaisser un nouveau choc…
Crise financière
“La volatilité des marchés est prégnante, augmentée de singularités massives, presqu’au sens de trous noirs, que pourtant personne ne voit venir”, relève Georges Nurdin, citant la banque danoise Danske Bank (blanchiment potentiel de l’ordre de la moitié du PIB danois, qui se serait évanouie via les pays baltes, égratignant ainsi le modèle danois), le dieselgate qui a affecté le groupe Volkswagen et ébranlé toute l’industrie automobile mondiale, l’affaire Nissan-Renault qui secoue jusqu’aux sommets des Etats...
La résilience systémique ainsi que la cybersécurité sont loin d’être établies, relève l’expert. “Au mieux, ce sont des work in progress, un peu comme l’était la ligne Maginot en 1940. Aujourd’hui, la moitié des transactions en Bourse aux Etats-Unis (et un tiers en Europe) est effectuée par des robots - le trading à haute fréquence -, effectuant plusieurs centaines de millions de transactions par seconde”, souligne-t-il. Une algorithmique de nature à amplifier les micro-variations naturelles des marchés. “Schématiquement, dès que ça baisse un peu, le robot vend, mécaniquement - sans lien avec les fondamentaux, précise Marko Kolanovic, de New York University, le célèbre patron des produits dérivés chez JP Morgan - … et la baisse s’accentue. Ainsi démarre l’effet domino… qui se poursuit à la vitesse de l’éclair : c’est le krach éclair”, explique l’économiste.

Crise économique
L'enchaînement des cycles économiques est à l’image des marées : à une marée haute succède toujours une marée basse. “Nous venons de vivre dix ans de cycle haussier : un record. Il faut donc se préparer au retournement de ce Juglar (cycle des affaires, NDLR), entrant en résonance avec la fin d’un Kondratiev (cycle puissant de 50 ans - “grande marée séculaire”). Mécaniquement, en butée de cycle, ça va “percuter” très fort”, met en garde Georges Nurdin.
Le poids de la dette - 164.000 milliards de dollars (225% du PIB mondial !) en 2018 - n’a jamais été aussi élevé : il dépasse celui du début de la dernière crise financière… “Vertigineux… et insoutenable. La croissance est atone, du moins en Europe, quant à celle des Etats-Unis, elle est obtenue justement au prix de déficits budgétaires abyssaux : 1.000 milliards de dollars, afin de financer les réductions d’impôts de l’administration Trump, destinées à donner un coup de fouet temporaire - jusqu’à sa réélection ? - à la croissance”, souligne l’économiste. Selon lui, ceci donne sérieusement corps au spectre de la “stagnation séculaire”, scénario porté par des économistes tels que Larry Summers (ex-président de Harvard University) et Paul Krugman (Prix Nobel d'économie).
Le temps des bulles est de retour. D’après Alan Greenspan, l’ancien président de la banque centrale américaine, il y a deux bulles prêtes à éclater au nez du marché : celles des actions et celles des obligations. Les actions américaines sont historiquement chères, leur PER de Shiller (valeur boursière des entreprises rapportée à la moyenne des bénéfices des 10 dernières années) ressortant à 30 - exactement le même niveau que celui du fameux “jeudi noir” (krach) de 1929… “Il faut avoir une foi aveugle en la croissance pour justifier de tels niveaux de manière soutenable. Une croissance qui est malheureusement aux abonnés absents. Autre bulle, immense : celle provoquée par la “généreuse” politique dite de Quantitative Easing - la planche à billets à plein régime -, décidée par les banques centrales dans la panique après 2008 pour éviter une crise de liquidité. Un peu comme si on tentait d’enfouir le réacteur fondant de Tchernobyl sous des pelletées de sable”, décrypte Georges Nurdin.
“L’effet pervers est que cette politique de QE a généré une bulle géante sous forme de crédit à taux historiquement bas, voire nuls ou négatifs, ce qui, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises, a poussé à l’endettement et au surendettement”, dénonce-t-il. “Les fonds d’investissement ont surfé sur cette vague de cash gratuit et réalisé de nombreuses acquisitions par de la dette. Or, comme la plupart de ces fonds ne sont (toujours) pas obligés de publier leurs comptes, ni la composition de leur actionnariat, il est impossible de mesurer l’ampleur réelle de ce phénomène. Effet de ciseaux garanti en cas de baisse de croissance ou de retour de l’inflation (qui pousse les taux à la hausse, NDLR)”, met-il en garde. Or, nous ressentons déjà les prémisses des deux à la fois : la stagnation et l’inflation (ou stagflation), “un mal que l’on croyait éradiqué à jamais depuis les années 70. Un peu comme un retour de grippe espagnole et de la variole”, relève-t-il. Il y a aussi la bulle des prêts étudiants - 1.400 milliards de dollars rien qu’aux Etats-Unis en 2017, 6 fois plus qu’en 2004 -, “dont la capacité à rembourser est directement liée à la capacité de trouver un emploi rémunérateur. Or, le taux de chômage des jeunes est actuellement des plus élevés”, souligne l’expert.
Enfin, les tensions géopolitiques virent au rouge, voire à l’écarlate. “Exit la “mondialisation heureuse” (Minc), “la terre est plate” (Friedman) ou encore la “fin de l’histoire” (Fukuyama). C’est Hutchington (“Le choc des civilisations”) qui avait vu juste dès 1992”, relève Georges Nurdin. “Les Etats-Unis viennent de déclarer une guerre économique sans merci à la première puissance économique de demain : la Chine. La Turquie rebâtit l’Empire Ottoman, les Chinois et l’Asie centrale ouvrent la nouvelle Route de la soie, dernière étape sur l’autoroute avant l’Europe. La Russie s’arme, domine le cyberespace et affirme ses ambitions territoriales”, met-il en garde. “L’Europe catatonique, devenue le terrain d’expression et d’expansion du terrorisme international, sur fond de dislocation sociétale (voir ci-après) et d’atonie économique, est quant à elle toute occupée à discuter du “sexe des anges”, exactement comme l’était Constantinople en 1453, la veille de sa chute aux mains de Mehmed II”, dénonce l’expert.
Crise sociétale
Au niveau sociétal, les inégalités n’ont cessé d’augmenter comme le démontre le rapport s'appuyant sur le travail d'une centaine de chercheurs de renom, dont Thomas Piketty. “Le coefficient de Gini (qui mesure les disparités dans une population, NDLR) s’aggrave au sein même des Nations. Et ce, même si au niveau mondial la “pauvreté” recule - au sens où il y a moins de gens qui vivent avec moins d’un dollar par jour et un peu plus qui vivent avec moins de deux dollars par jour”, ironise Georges Nurdin.

L’accroissement des inégalités a été l’un des éléments majeurs de la fragmentation des sociétés et nations européennes, au point qu’il existe aujourd’hui “une grande incertitude quant à la survie de l’Union Européenne telle que nous la connaissons”, met-il en garde. “Les Britanniques ont déjà décidé de larguer les amarres. L’Italie, membre fondateur de l’UE, prend en main la vision du déficit qui lui convient. Les pays d’Europe centrale ne partagent plus totalement certains dogmes. Les Hollandais, qui avaient déjà dit non à la Constitution Européenne - tout comme les Français - en 2005 montrent des signes de fractionnement dans leur opinion. Idem pour l’Espagne, dont la province économiquement la plus efficace a vu son vote pour l’indépendance refusé par Madrid”, souligne l’expert. “L’Autriche affirme son sens de la nation. L’Ecosse a failli gagner son indépendance d’un cheveu. Sans parler de la Belgique, capitale de l’Europe Unie, dont la partition entre Wallons et Flamands n’a jamais été aussi vive. La Grèce, dont le PIB ne représente que 1,2% de celui de l’UE, a pu faire trembler l’euro sur ses bases”, ajoute-t-il.
La crise de 2008, dont la faillite de Lehman Brothers a été le révélateur, a entraîné une augmentation massive des déficits et des dettes. La contamination s’est très rapidement répandue de la sphère financière à la sphère économique réelle, avec la faillite d’entreprises industrielles que l’on croyait indéboulonnables, comme General Motors ! “Les gouvernements, surpris dans la panique la plus totale et au nom de l’axiome du too big to fail (entreprises trop importantes pour qu’on puisse se permettre de les laisser faire faillite, NDLR), ont repris à leur compte ces dettes immenses et les ont transférées au contribuable via des impôts, des taxes et une envolée de 72.000 milliards de dollars de l’endettement mondial depuis 2007. Or, après 1929, les taxes avaient baissé…”, relève Georges Nurdin

Ainsi, contrairement à 2007-2008, la société n’a actuellement plus d’amortisseurs pour encaisser un nouveau choc. “Elle est sur les rotules, entre le chômage de masse, les taux des prélèvements obligatoires - la France est championne dans cette discipline, avec 48% de prélèvements, contre 34% en moyenne dans l’OCDE - qui filent vers le maximum de la courbe Laffer (“trop d'impôt tue l'impôt”, en détruisant la base sur laquelle il porte, NDLR) et la croissance plate, voire la stagflation”, souligne l’expert. “En même temps, et comme expédient à l’atonie des innovations technologiques et des percées commerciales (par exemple, la part de la France dans le commerce International a fondu de 17 à 12% entre 2000 et 2017), on a vu la flexibilisation du travail faire son entrée, qui a entraîné à sa suite son lot d’uberisation, de précarité (87% des embauches en France en 2017 ont été des CDD, dont 88% l’ont été pour une durée inférieure à un mois), d’auto-entreprenariat (en majorité des “petits boulots”). Une véritable spirale de paupérisation”, dénonce Georges Nurdin

Rien qu’en France, de 2007 à 2017 - après la crise financière, donc -, le pouvoir d’ achat des Français a diminué en moyenne de 500 euros, avec une intensité particulière pour les classes dites moyennes, vient de rapporter l’Insee. Un peu plus tôt, Oxfam et Basic nous apprenaient que la France était en 2017 la championne d’Europe de la distribution de dividendes : 67% des bénéfices sous forme de dividendes et de rachats d'actions. “Les réinvestissements n’ont représenté quant à eux que 27% des bénéfices - ce qui, en soi, est faible et ne participe pas suffisamment au renforcement des fonds propres, nécessaire pourtant pour l’investissement de conquête technologique et commercial”, relève l’économiste.
“Ces signaux pour le moins contradictoires ont fortement contribué à non seulement générer et amplifier un puissant sentiment d’injustice chez ceux qui ont essuyé au bout du compte les débordements de la crise financière. D’où une lente mais inexorable dislocation de l’unité nationale, un délitement sociétal profond, avec à la clé un grand désenchantement, ou plutôt une véritable défiance, voire un sourd ressentiment à l’égard des dirigeants économiques et politiques”, met en garde l’expert. Ceci est vrai en France, mais aussi à l’échelle européenne et internationale. “C’est probablement un des ressorts qui a propulsé au pouvoir Donald Trump ou Jair Bolsorano. La résilience sociétale ainsi que le réservoir du capital confiance ont donc été quasiment entièrement consommés, brûlés, évaporés au cours de ces dix dernières années : on roule désormais sur la réserve… et encore”, avertit-il.

Quand éclatera la crise ?
Pour un économiste, c’est la question la plus difficile. L’économie, même si elle utilise beaucoup de modèles mathématiques “est avant tout une science d’essence sociale, comme l’a rappelé Richard Thaler, le Prix Nobel 2017. Richard Thaler, le premier professeur d’école de commerce (Chicago Booth) à recevoir un Prix Nobel, insiste à raison sur les dimensions “fondamentalement psychosociologiques qui commandent l’économie”, à l’opposé de la vue purement mécanique, monétariste, simplificatrice voire simpliste d’un Hayek (Nobel 74) ou d’un Friedman (Nobel 76), qui continue pourtant d’inspirer la politique “de ruissellement” (qui veut que l’enrichissement des plus aisés finit par profiter au reste de la population, NDLR) de certains Présidents européens actuels”, souligne Georges Nurdin.
Et pourtant, les théories ont évolué en un demi-siècle. Il faut donc s’ajuster au vrai (nouveau) monde. “La dimension psychosociologique nous intéresse particulièrement ici, dans l’exercice de la prévision, car elle induit un élément fortement aléatoire et subjectif à tout niveau : financier, économique et sociétal. Bref, 2019 est une échéance assez probable pour une telle convergence des occurrences…”, met en garde l’expert.


La prévision pour 2019 est sujette à caution, mais les constats divers font froid dans le dos.
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